8 janvier 2009 : entrée en hospitalisation à Lille

Publié le par ALF

Jeudi 8 janvier, un jour comme les autres, ensoleillé, froid et qui commence par les enfants à aller déposer à l'école... Je bosse sur un dossier pour un des mag avec lesquels je collabore et sur un autre copie pour un journal... La tête n'y est pas forcément, je stresse à l'idée que je dois me faire hospitaliser : non pas que j'ai "peur" de l'hospitalisation en soit, mais de tout ce que ça implique au niveau organisation, enfants, travail, famille, patrie (euh non, pas patrie )... Il est environ midi quand je reçois un appel du service de neurologie : il y a une place pour cette après-midi : évidemment faut je dise tout de suite oui ou non, mais la secrétaire me laisse une demi-heure pour décider et la rappeler. Il faut que je prévienne Greg, voir si ses parents sont là pour s'occuper des enfants et aller les rechercher à l'école à 16h30 car je dois être à l'hôpital vers 15h-15h30.
Une fois l'organisation familiale réglée - Greg m'accompagnera et beau-papa/ belle-maman iront chercher les enfants à l'école - il faut que j'appelle mes employeurs avec qui j'ai des trucs en cours... Très stressant, ma foi, mais pas le choix... Je rappelle ensuite le service de neuro et leur dit qu'il me réserve une place dans une de leur suite privative avec vue sur la mer et repas gastronomique... Bon en vrai, non, j'ai juste dit du bout des lèvres que j'accepte, dans un sanglot... Des sanglots surtout en pensant aux enfants, que j'ai déposé ce matin à l'école, en leur faisant un bisou et en leur disant "à ce soir" : je n'avais pas prévu que ça serait aussi rapide, du jour au lendemain... J'essaye de positiver, j'ai de la chance, en quelque sorte d'être prise en charge aussi rapidement...
Me voilà arrivée dans la chambre 422 : au lieu d'une suite, découvre ma chambre d'hôpital, un classique du genre, qui a un peu mal vieillie, mais peu importe... J'ai une compagne d'infortune, V., avec qui je sympathise rapidement... Elle a juste appris qu'elle était atteinte d'une sclérose en plaques. Pour elle, c'est une névrite optique qui l'amène, en gros, c'est le nerf optique qui est attaqué et qui donc ne remplit plus très bien son job : du coup, baisse de la vue, etc...
Une externe vient me voir pour me poser des questions sur ce qui m'amène, et je lui explique tout... elle me dit que demain j'aurai une prise de sang au matin, à jeun et qu'ensuite, on me fera dans la matinée la ponction lombaire, celle que je redoute tant. Je lui explique mon appréhension et elle et l'interne me répondent qu'on me donnera un Atarax avant pour me "calmer"...
Le soir même, on m'amène mon plateau repas, du poisson je crois, ma voisine m'explique que c'est dégueu car elle est au régime sans sel/sans sucre because bolus de cortisone (un bolus, je l'expliquerai plus tard, c'est une perfusion de cortisone à dose de cheval).
On discute tard ce soir là, on se raconte un peu nos vies, etc... jusque minuit... heure à laquelle je dois être à jeun jusqu'au lendemain sous peine de me transformer en Gremlins...non en vrai, c'est pour la prise de sang !

Publié dans SEP

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feebleue 26/05/2009 14:19

c'est triste, mais tu decris tres bien pas apres pas la decouverte de cette maladie, sa a du etre dur...