9 janvier 2009 : le D day, celui de la ponction lombaire

Publié le par ALF

Après avoir discuté jusque minuit, je suis tout de même matinale : à 6h et quelques, je suis déjà debout, peut-ête même avant, mais j'attends un peu pour sortir de la chambre et essayer de trouver les douches... Ma patte droite, ma patte folle fait que traverser le couloir est un exercice un peu périlleux, fatiguant, qui s'apparente un peu à - au choix - un marathon ou une journée complète de shopping un jour de soldes. Après une bonne douche dans les merveilleux sanitaires de l'hôpital, délicieusement parfumés (sic !) à l'eau chlorée, je reviend dans la chambre... Peu de temps après, une infirmière vient poser le bolus de cortisone de ma voisine puis vient me faire une prise de sang. Stupeur, il s'agit de la même prise de sang que j'ai faite mercredi, mais comme ce n'est pas le même établissement, ils aiment bien refaire leur propre exam'. Chouette, après les 20 tubes de mercredi, j'ai l'impression qu'il y en a encore plus !! Impression confirmée par l'infirmière qui me dit qu'il y en a un peu plus, je ne sais plus trop combien exactement.

On va me faire un bilan hémato "classique, vérifier mon fer (qui était au dessus des normes à une époque), mais aussi tout un tas de sérologie pour voir si je ne me suis pas chopée un virus qui provoque ces symptômes. Mais l'infirmière est super, et malgré les presque 25 tubes, je ne garderai aucune trace de la prise de sang (mon autre bras, lui, se souvient encore de celle de mercredi !!)

Arrive le petit déj, auquel je touche peu, je commence à stresser pour la ponction lombaire qu'on doit me faire dans la matinée.
Dès qu'un interne ou une infirmière ou le neuro passe nous voir, moi et ma voisine, je "blémis" de peur que ce soit l'heure de la ponction.



Arrive environ 11h et toujours pas de ponction, mais l'interne qui me suit vient me dire que ça sera bientôt l'heure de la ponction et comme je l'ai demandé, on va me donner un atarax et l'externe me pose un patch pour anesthésier la zone de piqûre.





Arrivée midi moins le quart, pas de plateau repas, mais l'externe avec un plateau ponction : miam.





Elle me dit qu'elle attend l'interne qui ne va pas tarder à arriver et qu'ensuite, on va me faire la ponction : sympa pour le déjeuner. Un élève de 4eme année est également présent, c'est lui qui s'assurera que je reste bien le dos en boule pendant la ponction et que je ne bouge pas. Les minutes passent, les dizaines de minutes aussi et toujours pas d'interne à l'horizon. Finalement à 12h45, l'externe s'apprêt à poser la ponction (ma voisine m'a dit qu'elle "piquait" bien et me la conseillée) et le téléphone sonne :  peu importe, je ne décroche évidemment pas et l'externe y va... ça ne fait pas du bien, mais passe encore : elle trifouille un peu à travers mon dos de traviole - ah oui, j'vous ai pas dit, c'est pour ça que je stresse, car j'ai une scoliose qui fait que j'ai le dos pas très droit et des souvenirs de péridurale ratée ou douloureuse) -


Bref... Elle finit par y parvenir et l'interne me rassure en me disant que c'est quasi fini : reste plus qu'à remplir les tubes, je ne sais plus combien, mais il en faut quelques uns pour faire des tas d'analyses et des recherches de virus et bactéries puisque pour l'instant, on ne néglige aucune piste...




Juste après cette "épreuve", je me liquéfie mais c'est pas fini : une infirmière vient me refaire une prise de sang post ponction... Je suis limite à tomber dans les pommes, tellement j'étais tendue et que la pression se relâche, mais je tiens le choc...
Le plateau repas arrive, mon mari et ma belle-mère aussi et ensuite, je dois rester allongée sans oreiller, à plat, sans bouger 24h durant...
Je respecte les consignes et je m'endors le soir presque comme un bébé à 21h, comme ma voisine.
Si demain samedi je n'ai pas mal à la tête, je pourrais sortir en permission pour le WE pour voir ma famille et mes loulous...

Publié dans SEP

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feebleue 26/05/2009 14:24

pffiou j'ai des frissons rien qu'a m'imaginer ;-( sa me rapelle un peu ma propre hospitalisation, certe je ne compare pas, car sur un autre commentaire je precise bien que ces une chance tous de meme, il y a bien pire, mais le choc reste, apres ca comment ne pas avoir horreur des hopitaux...