J'attends mon RDV en neurologie

Publié le par ALF

A la suite de mon hospitalisation, je n'ai pas eu tous les résultats des différents examens et je dois donc attendre une convocation avec le Dr L. L'attente est longue, début février, plus de 15 jours après ma sortie, j'attends toujours cette fameuse convocation. Pourvu qu'ils ne m'aient pas oubliée, ça reporterait le RDV encore plus : on m'avait que ça , lors de ma sortie, que le RDV serait mi-février. Finalement, le 4 février, je reçois le courrier du CHRU qui me donne la date du RDV : ça sera le 10 mars  je suis terriblement déçue par ce délai supplémentaire qui m'est imposé, mais je me résigne, il faut attendre, je sais bien évidemment que les délais pour se soigner, avoir un RDV, etc. sont devenus très longs à l'hôpital ! Et puis je ne me plains pas, j'ai été rapidement prise en charge au départ... Mais l'attente est souvent difficile, on cogite, on se pose des tas de questions, on essaye de se projeter dans un avenir qui nous semble incertain, on regrette cette maison pleine d'escaliers de peur qu'un jour, ces escaliers on ne puisse plus les gravir... Mais heureusement, on trouve à ses côtés un mari qui relativise les choses, qui rassure, qui se dit que ce n'est qu'une baraque, que s'il le faut, un jour, eh bien, on déménagera et on prendra un plain-pied : y'a pas mort d'homme. Il a raison, mais arrive un jour où l'on n'est plus en mesure d'y voir clair, dans tout ça. On a besoin plus que jamais de soutien, d'écoute, pas besoin qu'on me plaigne, mais besoin d'être là tout simplement. Alors à tous ceux qui me lisent ou me liront, ne croyez pas que vous me dérangerez si vous m'appeler, si vous souhaitez venir me voir : je ne suis pas à l'article de la mort, je ne suis pas contagieuse, je suis juste un peu différente de vous : je dirai que j'ai un truc en plus, un truc qui fait de mon système immunitaire un individu trop perfectionniste. Retour de bâton pour moi qui veut que tout soit toujours parfait? A trop vouloir en faire, on finit peut-être par dérégler la machine...
Bref, l'attente, l'attente, stressante, obsédante, beaucoup trop longue, je fais partie de ces malades qui veulent savoir, qu'on leur dit tout, qu'on ne leur cache rien, qu'on leur explique, je suis quelqu'un de franc (peut-être parfois trop), mais j'exige en retour cette même franchise. Je sais bien que ce sera bientôt mon tour, mais je me dois d'attendre, c'est tout. Je suis patiente : c'est un mot à double sens. Patiente car potentiellement malade, donc patiente d'un médecin, et patiente de devoir attendre, mais là, je dirais que je suis plutôt (im)patiente !

Publié dans SEP

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feebleue 04/06/2009 13:37

Tu ecrit vraiment, vraiment, vraiment bien! Donc tu etait toujours dans l'atteinte d'un diagnostic, mais il y avait une forte presemption d'une SEP, ça a du etre terrible de rester sans savoir, j'ose imaginer... ton mari agis vraiment bien.