Dépression, surpression, pourquoi?

Publié le par ALF

Je me demandais pour la dépression, maladie psychiatrique, s'appelait ainsi. Je pensais à un vague rapport avec la pression... je me disais que cette maladie portait mal son nom... plûtot qu'une sensation de dépression (baisse de pression) on a surtout l'impression d'une apnée perpétuelle, d'une surpression continuelle, celle qui fait qu'on ne parvient pas à refaire surface.

Après vérification, le nom de cette maladie vient du latin "depressio" qui veut dire "enfoncement"... Là on comprend mieux !

Mais ça n'avance à rien de le savoir... Encore faut-il reconnaître les signes de la maladie, se l'avouer, accepter qu'on doit faire quelque chose pour soi et son entourage... le plus dur à faire en somme...

 

Et comment réussir à sortir de cette "spirale", de s'attacher à ce que l'on a de plus cher (j'entends déjà des voix s'élever pour dire "mais enfin, de quoi tu te plains? tu as TOUT pour toi", "y'a des situations pires que la tienne".... ça oui, je le sais, mais c'est pas parce que y'a pire que je n'ai pas le droit de reconnaître que je vais mal, après, tout, pour rester pessimiste jusqu'au bout, je peux aussi dire qu'il y a aussi mieux... Certaines blessures "récentes" sont difficiles parfois à refermer (se referment-elles jamais)? Je pense peu à la maladie, et quand j'y pense c'est de manière positive, j'ose espérer qu'elle me laissera tranquille aussi longtemps que possible, mais je pense beaucoup à toi Jean-Marc, qui est parti trop tôt, je pense à toute ta petite famille que tu as laissée, à qui tu manques... pourquoi? je peine toujours à y croire quand je repense à des images très positives de toi et à cette dernière image "noire" que j'essaye d'effacer de mon esprit, mais qui ressurgit parfois, comme une image de cauchemar...

 

Mais promis, je vais tout faire pour remonter cette pente oh combien glissante sur laquelle je traîne sans réussir à remonter depuis quelques temps... La grossesse était un palier sur lequel je me suis posée momentanément, je dois réussir maintenant à atteindre de nouveau le sommet de cette pente et m'enfuir loin de ce plan glissant qui confine vers les abîmes... pour les enfants chéris, pour mon mari adoré et pour moi.

 

Je m'en veux tellement d'être comme ça, et pourtant je n'y peux rien, c'est très difficile à comprendre pour qui n'est jamais passé par là, c'est même carrément impossible, on pensera toujours que "un bon coup de pied aux fesses" sera du meilleur effet. Mais ce coup de pied aux fesses, je me l'auto-administre mais il ne suffit pas, il ne suffit plus... Une béquille chimique pendant quelque temps m'aidera peut-être et enfin (j'espère) à émerger de cette apnée perpétuelle, de cette lassitude lancinante, de ce mal être qui ne devrait pas avoir lieu d'être. Je suis une épouse comblée, je suis une maman de trois enfants formidables en pleine ascension dans la vie, je me dois d'aller mieux... pour eux...

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Juliette 20/05/2010 16:03


bonjour Anne-Lise,
on ne se connait pas et pourtant je te suis depuis qques années sur le site d'auf. Je lis beaucoup de posts mais ne participe presque jamais, faute de temps. Pourtant, j'ai moi aussi eu une petite
Lucie le 16 mars dernier et j'ai été très touché par ton article sur la dépression car je passe par ce moment difficile en ce moment (et a déjà vécu ce mal de vivre pour mon fils né en février
2006). C'est très dur à assumer au quotidien, j'ai un traitement léger également et je n'ai qu'une hâte : reprendre mon boulot le 7 juin prochain pour reprendre une vie sociale ! mais ça, peu de
personnes le comprennent... j'ai pourtant bcp de soutien (mon mari, ma belle-mère qui me prend lucie certains jours et même certaines nuits pour que je puisse récupérer). Voila, tous ces points
communs m'ont donné envie de commenter ton post et te souhaiter du courage, tout en sachant qu'un jour, on se dira que tout ça, c'est 100% de bonheur !!!
bises
Juliette


Julie 11/05/2010 15:14


Coucou ma trinomette !
Je trouve que tu as la plume facile et tu écris vraiment très bien.

Concernant ton message, je suis passée par la dépression à plusieurs épisodes de ma vie et à chaque fois, j'ai du me faire aider en entamant une thérapie. Au début, je ne voyais pas ce que ça
pouvait m'apporter mais je vidais mon sac, c'était déjà pas mal. Et puis bcp de choses de l'enfance sont ressorties et m'ont fait prendre conscience du mal-être actuel que j'avais.
Aujourd'hui, je vais bcp mieux. Je suis sereine dans ma vie, j'ai changé bcp de choses et je me sens très épanouie.
Je te souhaite à toi aussi de retrouver cette sérénité qui nous est chère pour toi mais aussi ta petite famille qui semble merveilleuse.
Si tu as envie de parler, je suis là.
Bises
Julie