Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis...blablabla

Publié le par ALF

.... Ou comment j'ai faiblement cédé à l'appel de l'escarpin.

 

Il y a quelques mois, je me posais une question oh combien existentielle dans ma vie de femme/mamam/épouse/être humain. Comment porter des escarpins sans avoir l'air cruche? Parce que clairement à l'époque, j'avais une profonde admiration et beaucoup de respect (et de jalousie) pour les femmes qui étaient capables de marcher droit et joliment avec des escarpins. Mais ça me faisait parfois de la peine, parfois, d'en voir certaines souffrir avec moultes ampoules, bobos et misères diverses pour avoir cédé à l'appel de la mode. J'imaginais qu'il était impossible pour moi de ne pas souffrir pour être belle. Moi qui ne mettaient que des ballerines ou dont les talons les plus osés se résumaient à ça :

 

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Sauf que j'ai voulu entrer dans le club des femmes-qui-portent-des-escarpins. Par mimétisme? Peut-être ! Et puis à force de parcourir certains blogs de mode tous plus attirants que les autres avec des nanas qui portaient l'escarpin comme Mac Enroe Lendl* Nadal porte la chaussure de sport, je me suis dit : et pourquoi pas moi, tiens. Il fallait que je me lance. Et si le ridicule ne tue pas, c'est déjà une bonne chose.

 

Objectif number one : trouver chaussure à son pied, évidemment. Je me suis dit à l'époque, que ça serait pas mal de commencer par des compensées. Haut perchée mais en sécurité. Pas folle la guêpe. Je me suis donc mise en quête de l'objet. Et j'ai trouvé. Deux paires :

 

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Et puis comme je suis d'un tempérament aventureux, téméraire et tout et tout, je me suis dit "osons". Allons plus loin. Et j'ai acheté ma première vraie paire d'escarpins à talons aiguille. Je l'ai essayée dans la boutique (Zara, pour ne point la nommer) et elle m'allait comme une paire de charentaises (oui, parce qu'un gant, sur le pied, c'est pas facile à porter).

 

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Bref.

Mais je suis faible. Ces escarpins, je n'ai pas encore osé les porter. Je vous vois venir. Argent jeté par les fenêtres. Ne le dites pas à mon chéri, je ne les porterai sans doute pas tout de suite, mais elles sont à moi. En fait, je les mettrai sans doute pour des occasions spéciales (mariage, invitation à la Maison Blanche, inaugurations, etc.). Mais sûrement pas pour aller à l'école déposer la chair de ma chair avec mon troisième bout de bourrelet dans mes bras : j'y tiens à mon bébé. Et je ne voudrais pas que les copains de mes chéris pensent que la maman de leur meilleur ami est ivre dès 8h25 du mat'. En vrai, j'arrive à marcher droit avec ces shoes, mais.... dans la maison... c'est un premier pas, non? Oserai-je les milieux hostiles?

 

Je suis certes faible mais néanmoins persévérante. Et aussi dépensière, un poil. Et j'ai craqué. J'ai acheté une autre paire d'escarpins. Oula, je vous vois ouvrir grand les yeux, de dépit, d'horreur ou j'en passe. Encore une paire alors que tu ne mets pas l'autre? Vous avez raison. Bon j'ai des circonstances atténuantes. La première paire que j'avais était noire et j'adore le rouge et je n'avais pas d'esparpins rouges. Et puis cette paire me faisait de l'oeil et pile le jour où je passe les essayer en boutique, elle était en promo. J'ai donc donné quelques deniers à la madame-de-la-boutique et elle était mienne (la paire de chaussures, pas la dame, sinon, ça s'appelle de la prostitution).

 

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Et bien je dois dire que là, ça n'était plus de la charentaise, mais carrément de la chaussette, oui madame. Elles sont un poil moins hautes que les noires, le talon est aussi plus large donc forcément, elles gagnent en stabilité, et moi avec. Et donc avant-hier, dans un grand élan de courage, je les ai portées. Comme je n'avais pas la gnomette à prendre dans les bras (because adaptation nounou), j'en ai profité. Et je ne me suis même pas ridiculisée. Je ne suis pas tombée. Et partout dans la rue, les gens m'admiraient, me saluaient, me félicitaient me regardaient comme d'habitude. Une preuve que tout était naturel et que donc je devais avoir une démarche normale. Ou du moins habituelle (saisissez la nuance). Seul couac, à un moment, le talon s'est fiché dans un interstice des pavés de l'allée de l'école, mais je m'en suis sortie la tête haute.

Je réitèrerai l'expérience. A Paris, un jour où je suis de sortie....une journée complète juchée sur mes escarpins à arpenter les rues, le métro et les rédactions. Non en vrai, jamais! Il faudra que je vous explique comment, un jour, j'ai evité l'amputation du pied (si, je vous jure) après avoir chopé une méchante ampoule sous le pied à cause d'une intensive journée de marche à Paname. Depuis, j'opte toujours pour du méga-confortable aux pieds en allant à Paris ou les jours où je sais que je vais marcher beaucoup beaucoup.

 

 

  

NB : Aux femmes obstinées comme moi qui veulent porter des escarpins, mais qui n'osent pas, je ne saurai que recommander deux lectures :

* l'article de Dita sur les dix commandements du port de talons hauts (très rapide à lire).

* Comment marcher sur des talons aiguilles, de Camelia Morton, préfacé par John Galliano (en livre de chevet quand vous êtes fatiguée, ça se lit tout seul et c'est rigolo).

 

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Voilà, au cours de l'article, tu as découvert une partie de mon dressing à travers ce que doivent supporter mes voûtes plantaires. Promis, la prochaine fois, je te parle de mes gaines couleur chair - ne te sauve pas !

 

 

* les moins de 30 ans ne savent peut-être pas de qui je parle?

 

 

Publié dans Vécu et quotidien

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Jacqueline Tylski 09/10/2010 20:52


Ah, ma pauvre Anne-Lise, on voit que tu n'as pas connu les années 60! (je vois d'ici la tête de tes copines, se demandant d'où sort cette vieille)Mais ces talons dont tu nous parles, c'est de la
gnognote, à côté! à l'époque, le but était de provoquer un maximum de déhanchement, afin que les hommes se retournent.......enfin, je crois! moi, je n'en ai pas porté. Trop jeune! hé oui! Non, sans
rire (et Dieu sait si cet article m'a fait rire!), tu nous racontes tout ça avec un tel humour....j'adore! ton blog me détend. Et Dieu sait si ça me fait bien, en ce moment......


ALF 10/10/2010 13:58



ah les années 60 et les mini-jupes !!! ;-)



Delphine 06/10/2010 17:06


Tout à fait d'accord. Très bien illustré.


Gwénola 29/09/2010 10:51


en même temps on a qu'une vie !!!!


ALF 29/09/2010 11:00



et je ne me suis pas ruinée OUF !



Gwénola 28/09/2010 23:36


ben voilà tu as encore craqué......;)))))


ALF 29/09/2010 07:57



oui, c'est pas bien !!



Laurence 27/09/2010 17:57


J'adore !