Médicaments : la confiance n'y est plus, attention psychose !

Publié le par ALF

Avec le scandale du Mediator, l'Affsaps se décide à sortir une liste de médicaments sous surveillance... En conseillant aux patients de ne pas arrêter leur traitement s'ils prennent l'un d'eux. Oui, mais avec le Mediator, on a dit pareil, confiance, etc... avec les conséquences que l'on connaît aujourd'hui. Conséquence, la confiance n'y est plus ! Cette affaire va virer à la psychose anti-médoc. En dépit des bienfaits que certaines molécules ont pu apporter aux patients. Si cela pouvait apporter un peu d'esprit critique par rapport à la prise de médicaments, ça serait bien. Apporter aussi du dialogue entre les médecins et leurs patients.

Médecins, vous devez communiquer vers vos patients, les rassurer.

Patients, n'hésitez pas à poser des questions, juqu'à obtenir une réponse claire et précise, c'est un droit.

 

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J'ose espérer que des médecins qui se cachent derrière leurs connaissances et s'érigent devant les patients comme des détenteurs de la suprême vérité, il n'en existe plus. Hélas, je pense que si. Combien de fois, face à un médecin se retrouve-t-on comme un gamin a qui l'on cache la vérité parce qu'il n'est pas en âge de comprendre? Mince, alors !

Moi j'ose toujours poser de questions (bon, OK, c'est un peu une déformation professionnelle et ma "spécialité" santé dans mon boulot aide bien !) mais je n'ai jamais essuyé de refus.

Je me souviens seulement d'un pédiatre - le premier que je voyais de ma vie pour le premier de mes loulous - un gars très doux avec les enfants, mais franchement complètement antipathique, peu bavard et surtout peu enclin à répondre à mes questions. Pire, à l'époque, j'étais en dépression post-partum, j'étais donc en plus très fragile et en plein doute sur mes capacités de maman en devenir. A ne pas répondre à mes questions, il a légitimé les doutes que j'avais, m'a enfoncée encore plus dans mes interrogations et m'a fait sombrer un peu plus. J'aurai dû en changer plus rapidement. J'y suis retourné encore deux fois. Puis un jour, j'en ai eu marre et me dire qu'un bébé qui pleure, c'est tout à fait normal, non, je le savais au fond de moi que les pleurs de mon bébé n'étaient pas tout à fait dans la normalité. Il pleurait beaucoup, beaucoup, dormait peu. Alors un jour, j'ai pris mon courage à deux mains et je suis allée aux urgences (et pourtant Dieu sait que je sais qu'il ne faut pas "encombrer les urgences" pour "rien"). J'ai eu en face de moi des professionnels à mon écoute et qui ont suspecté des problèmes gastriques. Confirmés quelques jours plus tard par une fibroscopie sur mon loulou - Oesophagite - Il pleurait bien pour quelque chose, rien de "normal" dans son comportement, il souffrait. Si j'avais su.

Maintenant, je ne me laisse plus "marcher" sur les pieds : après tout, si un médecin ne nous convient pas, on est en droit de changer de crèmerie. Et de conserver l'accès à son dossier. C'est un droit. Comme celui de pouvoir s'informer sur les traitement que l'on prend, sur leurs effets secondaires possibles. Il faut parler!

Tout ce que je dis, ce sont des évidences, mais j'entends tellement de gens se plaindre qu'ils ne savent rien ! Alors il est vrai que les médecins ne sont pas naturellement communicants pour certains, mais il ne faut pas hésiter à les questionner !!

Allez !!

 

 

 

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Publié dans Santé divers

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Jacqueline Tylski 03/02/2011 19:45


Moi, j'ai toujours...osé...poser des questions. Mais ça n'a pas plu à ces messieurs. J'ai deux exemples:
Le premier, il y a bien longtemps, au sujet des jambes de ma mère. Le docteur lui conseillait de se faire opérer des varices. J'ai demandé s'il y avait des alternatives...mon Dieu! qu'ai-je dit là?
Il a bien failli devenir fou, il s'est mis à tourner dans tous les sens, comme une bête en cage, m'accusant de nier la médecine!
Et bien des années plus tard, toujours concernant les jambes de ma mère, chez un phlébologue. Il voulait l'hospitaliser à Bayonne (je ne pensais pas qu'il allait lui-même s'occuper d'elle, et la
suivre). J'ai demandé s'il n'était pas possible d'aller à Dax....Il m'a répondu "faites ce que vous voulez, votre mère, ses jambes et ses varices, je n'en ai rien à cirer, je m'en lave les mains,
etc....." (joignant le geste à la parole) et il nous a mis à la porte!!!!!!!!!!!!!


ALF 03/02/2011 21:04



waouhh, effectivement ! mais bon, c'était d'un autre temps !!