Nostalgie des p'tits papiers & disgression autour de l'écriture

Publié le par ALF

Depuis toute petite, j'aime le papier, son contact avec la main, sa réaction au passage d'une plume, son bruit feutré. J'en ai noirci des pages.

 

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Pourtant, je n'ai jamais réellement tenu de journal intime. Ce blog est le premier, à vrai dire. S'il peut être qualifié de journal. Pas intime.

J'ai toujours eu des tonnes de papiers à lettres de toutes sortes, j'en achetais là où j'allais, là où j'en découvrais. J'en ai encore, qui vieillissent un peu.

Il faut dire que j'en utilise moins.

Même si je m'évertue envers et contre tout et tous à envoyer chaque année mes voeux par voie postale. Plus poétique. Plus généreux. Moins impersonnel qu'un mail ou le terrible SMS laconique (j'avoue que j'envoie aussi mes voeux par mail à certaines personnes dont j'ai pris l'habitude de communiquer par voie électronique).

 

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Je déplore tant l'époque où l'on prenait le temps d'écrire, sur du papier. Du beau papier. Qu'on enfermait presque à double tour dans une enveloppe scellée à l'encre de nos lèvres. Habillée en haut à droite d'un joli timbre. Que je regrette cette époque où j'attendais le facteur qui déposait un courrier orné d'une écriture encore toute enfantine de mon amie d'enfance. Je me souviens de ces attentes fiévreuses du passage du préposé des Postes qui déposait mon courrier du coeur (et Dieu sait que j'en ai eu à la pelle, SIC !!!). Je me réjouis encore de toutes ces cartes que tu m'envoyais, Michaël, lors de tes périples lointains. Je les ai précieusement gardées !

 

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Maintenant, le courrier quotidien n'est presque jamais manuscrit, il vient de la Banque, de la mairie, des attachés de presse qui vantent le mérite de tel ou tel produit. Ma boîte aux lettres pleurent l'absence de courrier écrit de main humaine.

 

Parfois sa journée est égayée par une carte postale lointaine, exempte du passage d'un ordinateur. Mais les mots demeurent laconiques : " Bons baisers de La ferté-aux-oies où nous passons un merveilleux week-end en amoureux - Bises à tous les 5 - Vos amis de la ville d'à côté". 

 

Et puis reviens le rythme incensé des publications sur le Net. Et j'y contribue hélas ! Je me suis même mise à Facebook. Argh, je suis en colère contre moi-même. Ce nom propre-impropre ne mérite même pas de figurer dans cet article. D'ailleurs ce dernier ticle est le reflet même de ce qu'il ne faut pas faire, pour moi. Et j'y contribue. Je suis un non-sens. Vive le papier, vive la plume. A mort le clavier, mais je ne saurai m'en passer. Amen.

 

 

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Jacqueline Tylski 07/11/2010 16:36


Ah oui, alors, comme je le regrette, le temps du "papier"! le temps où je guettais le facteur....pardon, le préposé des PTT....non, des P et T...(je ne sais plus)...bref, de la Poste...l'heureux
moment où je prenais en mains, le coeur battant, parfois, ces lettres ou cartes postales de mes copains (ou copines)! Maintenant, je prends encore la peine d'écrire mon courrier de Nouvel An de
cette façon. Cela me fait quand même une bonne cinquantaine de cartes. Mais je suis loin d'en recevoir autant en retour! Certains me téléphonent, pour me remercier, me disant, pour s'excuser,
qu'ils n'ont pas le temps.....(on a TOUJOURS le temps!) Mais je suis déçue, car moi, j'aime toucher le papier, et je pense, je suis même certaine que lorsqu'on prend la peine d'écrire (il faut du
papier, une enveloppe, un timbre, un crayon...), c'est qu'on y a mis du coeur, et comme cela demande pas mal de "manutention", ça a plus de valeur, du moins à mes yeux. C'est tellement facile, par
Internet, téléphone, ou SMS. Et gratuit, en plus!
Quand j'écris, j'ai l'habitude (depuis toujours) de prendre du beau papier, une enveloppe assortie, et un timbre de collection. C'est mon père qui me l'a enseigné. La personne qui reçoit la lettre
doit avoir du plaisir à l'ouvrir, à la lire, et à la garder. De plus, c'est une question de respect.