Saleté de crabe

Publié le par ALF

J'ai longtemps réfléchi au titre que j'allais mettre à cet article et si j'allais l'écrire. Et puis si.

 

Saleté de crabe, car je viens d'apprendre le décès d'une maman (cancer) avec qui j'avais discuté à quelques reprises - ses enfants ont à peine 7 et 8 ans (une fille et un garçon), à peu près comme les miens (du moins, mon aîné). Elle était d'une grande douceur, je ne la connaissais pas plus que ça, mais j'avais envie de lui parler (je pense qu'à l'époque où j'ai commencé à lui parler, elle n'était pas malade). Toute en discrétion, en modestie, en compassion, une maman qui était douce avec ses enfants, aimante, je l'ai ressenti. Sa fille est dans la même classe que mon aîné, toute douce, comme sa maman. Elle était instit, je l'ai appris plus tard... Je pense à son époux, à ses deux enfants, à elle, qui n'aura pas la chance de voir ses enfants grandir davantage. Quelle injustice, je suis si triste, si peinée. Ce décès me touche au plus profond de moi et pourtant, ça n'était pas une amie proche, juste une connaissance, mais quelqu'un de bien. J'en suis sûre. Qu'elle repose en paix. Je ne peux m'empêcher de penser à elle... Je la revois, si discrète. Hélas, ceci est uniquement dans ma mémoire, car je ne la voyais plus depuis quelque temps, parfois je me demandais ce qu'elle devenait, je ne savais pas. Les dernières fois où je l'ai vue, j'avais senti un peu de tristesse dans ses yeux, dans son âme, en l'ayant croisé rapidement au détour de l'école, mais je n'avais pas osé lui parler. J'aurai dû. Quelle tristesse.

 

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Je n'ai pas le moral en ce moment, sans doute que des choses comme ça n'arrange pas les choses. Mais il paraît qu'à la veille de son décès, elle a dit "qu'ils profitent de la vie", alors pour honorer sa mémoire et celles des gens qui sont happés dans la vie, profitons de la vie, elle est parfois trop courte. Je repense à mon grand frère parti lui aussi trop tôt, emporté en un mois par une maladie que les médecins n'ont pas su repousser, freiner, arrêter. Inévitablement, dans des moments difficiles, on repense à ces tristes choses, dont on ne se remet parfois pas complètement. Mais je vais essayer de penser à ce qu'elle a dit : "qu'ils profitent de la vie". Sans doute que quand on arrive à la fin d'une vie, on voit les choses différemment, j'en suis persuadée.

 

Carpe diem, où que nous soyons.

Et d'énormes pensées pour tous ceux qui souffrent, de maladie, des colères de la Terre loin là-bas, de choses et d'autres.

Demain sera sans doute un jour meilleur. Je l'espère et si ça n'est pas le cas, on essayera !


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DT 01/04/2011 09:50


Et bien moi hier, Laura est arrivée en me disant que le papa de son amie Clarisse est mort d'un cancer des os et des tissus, et que le maître leur a fait faire une lettre pour elle. Elle m'a sorti
cela tout d'un bloc et je suis restée bouche bée; de penser qu'une petite, à 6 ans 1/2 puisse subir telle dureté de la vie!!! Pourquoi???


Julie Séné 23/03/2011 14:18


Je connais aussi ce sentiment d'injustice.
Une petite copine de classe des garçons a perdu sa maman subitement une nuit de novembre. Elle avait 26 ans, je la croisais à l'école quand j'allais chercher les enfants et un matin, on vous
annonce son décès. Une rupture d'anévrisme ou une crise cardiaque, on a jamais trop su mais qu'importe... J'y ai pensé tous les jours pendant une semaine. Je pensais à la petite... J'ai pleuré
aussi...
Et voir une vie écourtée si vite, c'est injuste !
Je ne peux m'empêcher de penser que ça peut nous arriver à nous aussi.
Bon courage Anne-Lise.


ALF 23/03/2011 14:25



C'est clair qu'un tel événement, triste, nous ramène aussi à notre propre vécu :-(



Danielle 23/03/2011 11:52


Bonjour,
Je ne peux m'empêcher d'écrire un message après votre post car il me touche énormément.Comme vous, je ressens beaucoup d'empathie à l'annonces de ces décès survenus si tôt dans la vie d'une
personne et qui engendre des blessures qui ne cicatriseront jamais. Je pense aux père, mère, conjoint et enfant qui devront apprivoiser l'absence.
J'avais un peu parcouru votre blog et je suis également sensible à votre SEP. J'ai ma soeur qui elle aussi a une maladie autoimmune (LUPUS) qui a engendré une hyper tension artérielle pulmonaire
suite au décès subit de notre père . La vie est belle certes mais souvent elle nous donne des coups de massue sur la tête.
Et pour aller vers une note plus positive, joyeux anniversaire à Clarisse. Une nénette après deux gars çà doit être fabuleux. J'ai moi même deux filles et j'aurais adoré avoir un petit prince après
elles.
Bonne continuation
Danielle


ALF 23/03/2011 12:35



Merci Danielle pour votre gentil message.... et merci d'être venue sur mon blog.... je vais essayer de faire dans le plus "gai" ces prochains jours.... la vie continue, hélas, oserai-je dire !



karine 22/03/2011 18:14


malheureusement les décès font parti de la vie et je pense que cela touche plus quand c'est quelqu'un de "jeune " qui part car on a le sentiment qu'il n' a pas pu accomplir tout ce qu'il souhaitait
faire..c'est pour cette raison qu'il faut vraiment apprécier le jour présent et faire ce que l'on désir et ne pas dire on fera ça après...plus tard...